Marion Denizot

Grade
Professeur des universités
Coordonnées

Tél. :  +33 2 99 14 15 21

Courriel  :  marion.denizot [at] univ-rennes2.fr

Bureau :  SITE RENNES - VILLEJEAN , Bâtiment A , B 219

Fonctions et responsabilités

- Professeure des Universités en Études théâtrales

- Responsable du Master 2 "Médiation du spectacle vivant à l'ère du numérique"

 

- Membre de la Commission de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) pour le département Arts du Spectacle de l’Université de Rennes 2

- Co-directice de la collection « Le Spectaculaire – Arts de la scène » aux Presses universitaires de Rennes

CV

Fonctions universitaires

 

Professeure des Universités en Etudes théâtrales au département des Arts du Spectacle de l'Université de Rennes 2 depuis septembre 2017

Maître de conférences en Etudes théâtrales au département des Arts du Spectacle à l’Université de Rennes 2  depuis septembre 2003

Maître de conférences associé (PAST) au département des Arts du Spectacle à l’Université de Rennes 2 de 2000 à 2003

Chargée de cours au département des Arts du Spectacle à l’Université de Rennes 2 en 1999-2000

 

Formation et diplômes universitaires

Habilitation à Diriger des Recherches – Théâtre et Arts du Spectacle (Paris 3-Sorbonne Nouvelle) (2014)

Titre de l'HDR: "L’histoire du théâtre en questions"

Document de synthèse : « Mémoire(s) et histoire(s) du théâtre en France".

Jury présidé par Jean-Claude Yon, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (rapporteur), avec Marco Consolini, professeur en Études théâtrales-histoire du théâtre à l’université de Paris 3-Sorbonne Nouvelle, Yves Jubinville, professeur en Études théâtrales à l’École supérieure de théâtre de l’université du Québec à Montréal (UQUÀM) (rapporteur), Laurent Le Forestier, professeur en Études cinématographiques-histoire du cinéma à l’université de Rennes 2, Sophie Lucet, professeur en Études théâtrales à l’université de Rennes 2, Marie-Madeleine Mervant-Roux, directeur de recherches au CNRS (UMR7172 THALIM, équipe ARIAS) (garant de l’HDR).

Doctorat en Arts du Spectacle – Etudes théâtrales  (2002)

« Jeanne Laurent, sous-directeur des Spectacles et de la Musique (1946-1952). Contribution à une histoire politique et culturelle de l’intervention de l’Etat en matière théâtrale, 821 p.Thèse de doctorat en Arts du Spectacle à l’Université de Paris X - Nanterre, sous la direction de M. Robert Abirached, professeur émérite à l’Université de Paris X - Nanterre.

Jury présidé par M. Jean-Pierre Sarrazac, professeur à l’Université de Paris III - Sorbonne-Nouvelle (Censier), M. Didier Plassard, professeur à l’Université de Haute-Bretagne - Rennes II, M. Emmanuel Wallon, maître de conférences habilité à l’Université de Paris X - Nanterre.Mention : Très honorable, avec les félicitations du jury proclamées à l’unanimité et proposition pour un prix et/ou une subvention à la publication.

DESS de Gestion des Institutions Culturelles à l'Université de Paris IX-Dauphine (1998-1999)

DEA d’Études Théâtrales à l'Université de Paris X-Nanterre (1997)

Mémoire: « Jeanne Laurent : initiatrice d’une politique de décentralisation dramatique (1945-1952) » (direction : Robert Abirached)

Maîtrise d’Études Théâtrales à l'Université de Paris III - Sorbonne-Nouvelle (Censier) (1995)

Mémoire : « Examen critique de l’aide aux compagnies dramatiques indépendantes », sur la base d’études de terrain réalisées dans le Nord-Pas-de-Calais et le Limousin

Diplôme de l’Institut d’Études Politiques (I.E.P.) de Paris (1994)

Baccalauréat. Série A1 – Philosophie et Mathématiques au Lycée Hélène Boucher à Paris (1991)

 

Activités de recherche

 


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Mes domaines de recherche se développent selon trois axes principaux.

 

1) Politiques théâtrales, politiques culturelles : enjeux historiques et politiques

Cette problématique s’articule autour de quatre thématiques qui mobilisent les grilles d’analyse des politiques publiques, de l’histoire politique et de l’histoire culturelle.

- la décentralisation dramatique : naissance de la décentralisation dramatique, analyse de ses inflexions et de son actualisation.

Ma thèse de doctorat portait sur celle que l’on désigne comme la « mère de la décentralisation ». Entre 1946 et 1952, au sein du ministère de l’Éducation nationale, Jeanne Laurent a en effet impulsé la création des premiers centres dramatiques en région.

À partir de cette perspective historique, je m’intéresse aux évolutions les plus récentes de la décentralisation dramatique, au regard des mutations politiques, économiques et sociales, culturelles et artistiques.

- l’histoire des politiques culturelles : naissance de l’intervention publique, articulation entre pouvoir croissant des collectivités et référence tutélaire à la figure du « Prince », dialectique entre autonomie de l’artiste et subvention publique.

Les premières lois de décentralisation administrative (1982-1983) ont radicalement modifié l’approche des politiques culturelles, antérieurement centrée sur le rôle de l’État, seul habilité à définir les normes d’action publique. Elles ont favorisé le développement des procédures contractuelles. L’inscription des droits culturels au sein des lois NOTRe (2015) et LCAP (2016) conduit à réinterroger le paradigme historique de la démocratisation de la culture au sein des politiques culturelles. Je me suis intéressée à ces évolutions, à leurs impacts sur les artistes et sur les institutions publiques, à partir du cas du théâtre et en élargissant ma recherche au secteur musical.

Dans ce cadre, j’ai également interrogé les politiques publiques en direction des pratiques en amateur et leurs liens avec les pratiques professionnelles.

- l’organisation et le fonctionnement des institutions culturelles : spécificités des institutions culturelles en terme de gouvernance (jeux d’acteurs, rapport aux instances de légitimation).

Dans une perspective socio-historique, j’interroge les contraintes juridiques et / ou économiques qui pèsent sur les institutions théâtrales. J’envisage également la question des héritages et des constructions mémorielles qui institutionnalisent certaines d’entre elles en « lieux de mémoire ».

- la médiation du spectacle vivant à l’ère du numérique : usages de la médiation, évolution des pratiques professionnelles de la médiation, institutions culturelles et numérique.

Cet axe de recherche s’inscrit dans le cadre de ma réflexion sur les politiques culturelles, puisque la médiation du spectacle vivant naît en même temps que les politiques de démocratisation de la culture, qui légitiment l’intervention publique en matière culturelle. La question des dispositifs de relation avec les publics et leur élargissement (en termes social et géographique) nourrit donc mes interrogations sur l’histoire des politiques culturelles, mais aussi celles sur le théâtre populaire et le théâtre public.

En dehors d’une dimension généalogique et historique de la médiation, ainsi que d’une réflexion sur son cadre conceptuel, je m’intéresse aux enjeux contemporains de la médiation. En effet, si l’objectif de la démocratisation de la culture a traditionellement été pensé en termes d’aménagement culturel du territoire et de fréquentation des équipements, la révolution numérique, qui contribue au développement de la « culture à domicile » et à une individualisation des pratiques culturelles, oblige à réinterroger ces missions historiques. De plus, l’évolution de la création et des pratiques artistiques, qui privilégient davantage le processus que l’œuvre achevée, oblige les professionnels de la médiation à une constante adaptation de leurs pratiques.

Dans cette perspective, j’accompagne les réflexions du TMNlab – Laboratoire Théâtres et médiations numériques (État des lieux sur le numérique dans les théâtres, 2016) et je conduis un projet de recherche financé sur les dispositifs numériques de médiation (MedNum, projet financé par la MSHB, 2019-2021).

Enfin, j’assume la responsabilité, pour la filière Théâtre de l’Université de Rennes 2, du Master Professionnel « La médiation du spectale vivant à l’ère du numérique ».

2) Du théâtre populaire au théâtre public : enjeux d’histoire et de mémoire

Retraçant la généalogie du théâtre public, qui s’institutionnalise au sortir de la Seconde Guerre mondiale, je me suis attachée à comprendre le mouvement du théâtre populaire, dont le théâtre public se revendique. J’ai travaillé sur sa naissance, au tournant des XIXe et XXe siècles, du point de vue des pouvoirs publics et des artistes, grâce à des études spécifiques sur l’œuvre de Romain Rolland et sur celle de Maurice Pottecher.

À partir de cette compréhension du contexte socio-historique, j’ai également interrogé les « effets de mémoire » de ce mouvement au sein du paysage théâtral français.

3) Théâtre, histoire et mémoire : enjeux d’écriture et de représentation

Deux thématiques se dégagent de l’articulation entre théâtre, histoire et mémoire.

- la représentation de l’histoire dans les œuvres : analyse de la fonction de l’imaginaire et de la fiction au sein d’œuvres à caractère historique.

Je m’intéresse à un répertoire centré sur la Révolution française en raison de la dimension matricielle de cet événement pour la construction de la science historique et pour la constitution d’une mémoire collective liée à la nation et à la République.

- l’écriture de l’histoire du théâtre : historiographie et réflexion épistémologique sur l’écriture de l’histoire, convoquant et construisant tout à la fois une, sinon des, mémoires(s) collective(s).

Mes travaux historiques m’ont encouragée à entreprendre une réflexion historiographique sur les histoires du théâtre. Dans un premier temps, j’ai interrogé les écritures « traditionnelles » de l’histoire du théâtre. Dans un second temps, j’ai observé les mutations contemporaines, en mettant en dialogue l’histoire du théâtre et des écoles historiques.

De cette exploration des différents discours sur l’histoire du théâtre découle une interrogation sur la spécificité de l’écriture de l’histoire par les Études théâtrales et l’épistémologie de la discipline des Études théâtrales.

 

Activités d'enseignement

Enseignements de la Licence 1 au Master 2 au sein du département d'Études théâtrales sur :

- l'histoire des politiques culturelles et les politiques culturelles contemporaines,

- les institutions culturelles, le droit de la culture, l'économie du spectacle vivant,

- l'histoire et l'historiographie du théâtre, les archives du spectacle vivant,

- la médiation culturelle et la médiation du spectacle vivant.

 

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Publications

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Autres informations

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