Ivan Toulouse

Grade
Professeur émérite
Coordonnées
Coordonnées

adresse personnelle:

14, impasse Florimont

75014 Paris

ivan.toulouse [at] gmail.com

Fonctions et responsabilités

Artiste, enseignant et chercheur en arts plastiques

 

 

CV

Formation académique:

Baccalauréat scientifique, khâgne, études de lettres, maîtrise d’histoire, apprentissage artistique autodidacte

1980  Agrégation d’arts plastiques

1986  DEA d’esthétique à Paris 1 sous la direction de Bernard TEYSSEDRE, Marc JIMENEZ et François MOLNAR, L'évidence de la naturalité dans la représentation.

1992  Doctorat en Arts et Sciences de l’Art (18ème section, Arts Plastiques) à Paris 1

VOIR EN PEINTURE : une recherche de l’évidence à travers une actualisation de la peinture d’histoire,

sous la direction de Bernard TEYSSEDRE puis de Jean LANCRI

2007  Habilitation à Diriger des Recherches à Paris 8

         Clair-Obscur – pour une pensée de la création, garant: Daniel DANÉTIS                          

parle couramment l’Anglais et l’Allemand, italien et espagnol lus.

 

Artiste:

Pratique depuis 40 ans peinture, dessin, gravure, sculpture, poésie, pour explorer un imaginaire collectif, à travers le portrait, la peinture d’histoire, l’iconographie mythologique et religieuse.

Une dizaine d’expositions personnelles et une vingtaine collectives en France et à l’étranger (Allemagne, Belgique, Pays-Bas)  de 1985 à 2003. Exposition au moins une fois par an lors des journées « portes ouvertes » des ateliers d’artistes du 14ème arrondissement à Paris.

Expositions récentes:

- Espace M Université Rennes 2

- Galerie de l'ESPE de Bretagne, à Vannes : Paradis retrouvé http://www.youtube.com/watch?v=vVaPrxxjvFk  ]

Depuis 2013, développe une activité de comédien notamment depuis 2017

avec la compagnie El Vaiven https://www.facebook.com/elvaiventheatre

et avec la contrebassiste et comédienne Anne Gouraud pour un spectacle performance Ineffable La Fontaine, https://www.ineffablelafontaine.com

 

Enseignant:

1977-1982   Enseignant en lettres et histoire puis en arts plastiques dans le secondaire

1982-1994   Professeur agrégé d’arts plastiques – Ecole Normale de Melun puis IUFM Académie de Créteil.

1994-2008   Maître de conférences – département arts plastiques de Paris 8

directeur d’études IUFM 1994-2001, membre du jury de l’agrégation externe d’arts plastiques en 2001,

rédacteur de la nouvelle maquette LMD et responsable de la de la Licence d’arts plastiques (800 étudiants et 110 enseignants) de 2003 à 2007.

2008-2019      Professeur des universités, UFR Arts, lettres et communication, Rennes 2

2015-2017      Directeur du département Arts plastiques

 

Chercheur:

Axes de recherche : les postures d’artiste, le geste, l’invention, la technique, les processus de création, la pensée en acte. Membre de l’équipe de recherche « Arts, pratique et poétique » EA 3208 (Rennes 2)

Publications et activités récentes :

2005  - Paul Foujino, Dessins (1953-1982), livre publié par l’Association des amis de Paul Foujino (Président, Paul Chemetov).

2007  - Paul Foujino, un geste d’artiste – de la peinture à l’architecture - Commissariat et catalogue d’exposition, Médiathèque Fontenay-aux-Roses.

          - Eurêka, le moment de l’invention – Direction colloque en partenariat Paris8 – ESPCI..  

2008  - Eurêka, le moment de l’invention, Paris, L’Harmattan, codirection avec D. Danétis

          - Inventer-Créer, codirection d’un séminaire Master-doctorat à l’INHA avec D. Danétis

2009  - Eurêka (2) : La place de la technique dans la création, direction colloque Rennes 2.

 - Dans le cadre du programme ANR : CREAPRO, étude empirique du processus créatif dans différents domaines (2009-12) conduite ou supervision de 30 entretiens d’artistes.

- Changer de peau, organisation avec Dominique Peysson (ex-MCF ESPCI) de 2 journées de confrontation par binômes de doctorants en arts et en sciences (28 mai 2009 et 2 février 2010 à l’ESPCI)

2010  - Eurêka (3) : Théories de la pratique, Commissariat d’exposition, Galerie Art et Essai Rennes 2 + Colloque.

2012 - Technique et création, direction ouvrage collectif, Paris, L’Harmattan, Eurêka & Cie

           - Décoder le réel – Dialogue, Pierre Malifaud et Ivan Toulouse, préface de Claude Hagège, Paris, L’Harmattan, Eurêka & Cie

          - Clair-Obscur – Essai sur la pensée créatrice, Paris, L’Harmattan, Eurêka & Cie

          - Théories de la pratique – Ce qu’en disent les artistes, M.A. Molina et Ivan Toulouse, Paris, L’Harmattan, Eurêka & Cie

2013 - Organisation avec le groupe Kairos du colloque international et transdiscipinaire Encore - Peut-on créer sans répéter? dont les actes seront publiés rapidement.

2016 - Participation au RESCAM (Réseau des écoles doctorales en communication, arts et médias) pour l'ED ALL, dans le cadre d'une réflexion sur les thèses « recherche- création ».

Obtention de la Prime d'Encadrement Doctoral et de Recherche (PEDR).

2017-2019 - Membre du conseil de l’École Doctorale ALL de la COMUE Université Bretagne Loire.

Membre du conseil de l'équipe de recherche « Pratiques et théories de l'Art Contemporain » (EA 7472).

2017-2018 - Séminaire de recherche Procrea, sur les processus de création (Rennes 2)

2018-2019 - Séminaire de recherche Clair-obscur, sur les processus de création (Rennes 2)

Mars 2019  - Animation d'un séminaire d'une semaine à l'ISAMS (Institut Supérieur des Arts et Métiers de Sfax, Tunisie) avec 40 doctorants pour l'école doctorale en arts et média tout nouvellement créée.

5 thèses soutenues et 3 doctorants encore en cours (soutenances prévues pour 2020 et la dernière en juin 2021), participation à 33 jurys de thèses.

 

Responsabiités collectives et pédagogiques:

2015-2017 - Directeur du département Arts Plastiques

2017-2018 - Directeur-adjoint du département Arts Plastiques

2012-2019 - Membre du CFVU et du CAC restreint de Rennes 2

2016-2019 - Président de la section disciplinaire pour les personnels

2012-2018 - Membre du conseil de l'UFR Arts, Lettres, Langues

2010-2019 - Président du jury M1 Arts plastiques

2012-2018 - Responsable des relations internationales pour le département Arts Plastiques

depuis 1995 Président, Vice-Président et membre de nombreux comités de sélection MCF et PR

2017           - Expert auprès de la HCERES pour l'évaluation de formations universitaires

2017-2019 - Membre du jury de l'agrégation interne d'arts plastiques (présidé par Christian Vieaux).

Activités de recherche

Mon objet de recherche pourrait se définir comme une approche des régimes de pensée qui sont à l’œuvre dans la création: la pensée, d’une part, doit s’entendre au sens élargi de l’activité de l’esprit, souvent à son insu – l’impensé de l’inconscient (Freud) en fait partie – et aussi comme une pensée en actes, non verbale, intuitive (Bergson), « pensée sauvage » (Lévi-Strauss), « sensible » avant d’être « intelligible » (Merleau-Ponty), pré-rationnelle avant d’être formulée ; la création, d’autre part, peut concerner toute production humaine et pas seulement son paradigme artistique. Reprenant les critères de la « poïétique » (Paul Valéry et surtout René Passeron), la création se caractériserait comme une conduite (1) produisant quelque chose de non finalisé d’emblée, (2) ayant une portée symbolique et (3) dans laquelle s’engage émotionnellement son auteur.

La spécificité de cette approche est de ne pas se limiter à une prise en compte rétrospective (comme celles du critique, de l’historien de l’art ou de l’esthéticien, qui en remontant l’arborescence du cheminement proposent, comme le fil d’Ariane, une interprétation a posteriori) mais de sonder la « pensée » de l’acte créateur dans le labyrinthe de sa gestation, de son élaboration et de son instauration. On posera donc comme prémisse que si l’artiste peut donner l’impression d’assurance dans son action, il est généralement incapable d’expliquer ce qu’il fait au moment où il le fait – l’irréductible « ineffable » de l’art – , guidé par une sorte de « scanning inconscient » (Ehrenzweig). Pour autant – et les « théoriciens » en attestent après coup! – son action produit bien de la pensée. Ainsi Deleuze a-t-il pu dire que « l’œuvre de Proust rivalise avec la philosophie » et déceler une oxymorique logique de la sensation dans la peinture de Bacon. Cette pensée première, y compris dans l'intuition scientifique (Poincaré), peut se cristalliser dans un diagramme (Gilles Chatelet).

Cette recherche articule intimement mon triple engagement comme artiste, comme enseignant et comme chercheur et ses enjeux sont quadruples :

poïétique, en permettant à qui s’engage dans une démarche créatrice de mieux définir sa méthode et sa sagesse,

pédagogique, en proposant des stratégies pour guider nos étudiants, par exemple,

politique, en explicitant des ressorts qui permettent de tenir une posture de résistance à la consommation et à la passivité,

philosophique, dans sa réflexion épistémologique sur la nature du savoir et de la connaissance.

Mes thèmes de recherche plus spécifiques sont :

- les processus de création

- la technique (en particulier sur les procédures de la sculpture)

- le dessin (dans sa réduction a minima du geste artistique)

- la poésie (pour son immatérialité et comme paradigme généralisable de l'action créatrice)

- la posture d'artiste (pour tenter de la définir d'un point de vue fonctionnel et non institutionnel)

J’ai participé de 2009 à 2012 à un projet ANR (CREAPRO, une approche comparée de processus de création dans différentes disciplines) qui s’est avéré décevant pour moi dans ses résultats, du fait de la méthode quantitative des psychologues comportementalistes qui le pilotaient, mais qui m’a permis de développer des recherches plus spécifiques et de lancer une collection, « Eurêka &Cie » (six titres publiés, dont notamment :

un ouvrage d’épistémologie, Décoder le Réel, dialogue que j’ai conduit avec Pierre Malifaud, préfacé par Claude Hagège,

un essai sur la pensée de la création, Clair-obscur, qui reprend les réflexions qui se sont construites à partir de ma pratique d’artiste et d’enseignant en art,

un recueil d’interviews d’artistes qui sous le titre Théories de la pratique témoigne de leurs modes opératoires

De 2008 à 2016 j’ai participé à la constitution et à l’activité du groupe Kairos qui poursuit ces recherches en interdisciplinarité (musique, théâtre, arts plastiques et psycho-pathologie). A la suite d’un séminaire mensuel en 2010-11 et 2011-12 nous avons organisé le colloque international Encore- Peut-on créer sans répéter ? (février 2013) qui a donné lieu à un livre L’art de répéter (PUR 2014). Nous animions également ensemble un cours d’UEP. J'ai pris mes distances avec le groupe dont les orientations me semblaient trop restictivement psychanalytiques.

Je dirige encore 3 thèses de doctorat et 5 de mes doctorants ont soutenu.

Les thèses en arts plastiques que j’accompagne sont très différentes, mais elles sont ancrées sur une démarche artistique autonome et engagée que l’artiste-doctorant questionne pour tenter d’en comprendre les enjeux et les implications :

par l’expérience, en en faisant varier les paramètres pour en dégager des constantes, et dans un travail de l’hypothèse proche de celui du scientifique expérimentateur,

par l’analyse comparative (Dumézil), en la confrontant à des œuvres diverses (non pour y trouver des cautions mais, au contraire, pour mesurer des écarts permettant d’identifier sa singularité),

par la problématisation, en l’éclairant au crible d’outils théoriques et de concepts (empruntés à d’autres disciplines et adaptés « customisés » pour ainsi dire) qui permettent d’en formuler les enjeux et les implications.

La thèse est une interrogation et non une affirmation. Elle ne peut donc, selon moi nullement s’apparenter à un manifeste. Le projet de recherche repose bien-sûr sur une problématique posée, sur une connaissance du champ artistique et sur un outillage théorique de la pensée (qui n’est pas le même pour tous) mais l’idée de « projet » pour l’artiste qui s’y engage est à tempérer comme une hypothèse, pour ne pas risquer d’induire des réponses préconçues et de placer la pratique artistique en position subalterne de simple illustration d’un parti pris. En effet – et c’est sans doute là que réside la spécificité de la recherche en arts plastiques – contrairement à d’autres disciplines (comme l’histoire de l’art ou l’esthétique), elle ne peut constituer une fin en soi mais sa finalité est de rejaillir sur la création.

Le caractère expérimentateur du chercheur en arts plastiques est pour moi central. C’est pourquoi, au même titre que les expériences de laboratoire, l’exposition, par exemple, est une partie de la recherche.

Il ne s’agit, pour autant, ni d’empirisme, ni de formalisme, mais au contraire d’une tentative d’élucidation de l’empirisme dans lequel l’œuvre a surgi pour tenter d’en réduire la part d’ineffable.

Certains éléments de connaissance attendus dans la thèse en arts plastiques correspondent aux critères « scientifiques » de ce qu’on nomme parfois les « sciences de l’art », voisins de la philosophie, de l’histoire ou des sciences humaines, mais là n’est peut-être pas la caractéristique principale du « savoir » d’artiste qui s’y construit et qui se situe au carrefour de multiples régimes d’activité de l’esprit. Pour prendre des comparaisons imagées, l’artiste-doctorant n’est pas seulement théologien, il est mystique, il n’est pas seulement sexologue, il est amoureux, il n’est pas seulement chroniqueur gastronomique, il est cuisinier. Et ce type de savoir constitue un gain cognitif pour d’autres artistes-chercheurs engagés eux-mêmes dans une démarche créatrice, et pour tous les autres, il ouvre à une approche des œuvres et des démarches créatrices enrichie par la dimension « poïétique » d’une critique plasticienne (Le Gouic). C'est en cela qu'il s'agit bien d'une recherche universitaire.

Car si l’exercice de la thèse doit satisfaire aux exigences académiques de l’université, plusieurs registres d’écriture peuvent rendre compte des approches diversifiées  de l’acte créateur: la forme discursive de l’essai, de la conversation, et même du roman d’apprentissage ou de l’écriture poétique, pourrait y avoir aussi une place. Il faut se garder de se conformer à des méthodologies, des formulations exclusives qui risqueraient de faire manquer à la recherche en arts plastiques son véritable objet.

C’est tout cela qui rend la thèse en arts plastiques risquée et passionnante.

Activités d'enseignement

Mes enseignements ont toujours articulé la théorie à la pratique. Demander aux étudiants d’expliquer ce qu’ils font avant même qu’ils ne l’aient entrepris, n'aurait aucun sens et les amèneraient à falsifier leur démarche pour la faire coïncider avec un discours préfabriqué. Cela aurait de plus comme effet de couper leur élan créateur. L’objectif est donc de les accompagner dans une exploration des moyens sensibles où le chemin se trace progressivement entre les deux pôles du contrôle et du lâcher-prise, en les aidant progressivement à problématiser leur démarche, en la contextualisant dans le champ artistique notamment, davantage à l'affût des différences que des ressemblances pour identifier leur singularité. Mes enseignements ont toujours été pour une part des cours d'atelier qui, pour les plus débutants, (L1 et 2) sont assez cadrés (par des contraintes de matériau, de temps, de consigne…) ayant pour but d'abord de les rassurer sur leur capacité à manier des outils de création, exigeant d'eux progressivement une démarche autonome.

En première année de Licence, selon les années, j’ai animé un atelier de création (1A) avec comme objectif de rassurer les étudiants sur leurs  moyens d’expression plastique ou un atelier (2A) qui leur propose chaque année un projet d’un semestre (sur le thème de la maison en 2009 ; l’édition d’une collection L’ivre-Une collection d'écrits vains, à partir d’un travail d’ateliers d’écriture et de dessin, en 2011 ; un travail sur la gestualité et les procédures de la gravure ainsi que sur les ressources de la multiplication par l’estampe en 2012 ; un travail sur le portrait en 2013…). Je donnais aussi avec beaucoup de plaisir un cours de Pratiques et Techniques Graphiques visant à donner aux étudiants de première année des outils en matière de dessin et plus généralement, dans la grande économie de moyens de cet exercice, de travailler a minima la question de la démarche artistique.

En deuxième et en troisième années, j’assurais un atelier de sculpture (3A et 5A) pour lequel je disposais du vaste atelier de La Harpe, remis en état et équipé de matériel (four à céramique, poste à souder, outillage polyvalent et pour le travail du bois… que mon budget ANR m'avait permis de financer) Les étudiants y disposent de boxes qui leur permettent de travailler plus concentrés et d’essayer accrochages et présentations des travaux en progrès. J’animais également un cours (6B) que j’ai appelé l’atelier, le laboratoire, le chantier, qui a pour but d’aider les étudiants à clore leur cycle de Licence en développant une pratique artistique autonome et non plus seulement en réponse aux sollicitations des professeurs, dans l’optique éventuelle d’une poursuite en Master, dans la construction d'une méthodologie de la création. N'ayant plus de budget recherche qui le permettait, j'ai obtenu que soit pris en charge par l'UFR le financement d'un vacataire étudiant qui accueille les étudiants 3 soirs par semaine (de 16 à 19h) dans notre atelier de La Harpe où ils poursuivent leur travail autonome.

J'ai coordonné la réflexion pédagogique sur le fonctionnement de notre Licence d'arts plastiques pour l'élaboration de la nouvelle maquette que j'ai ensuite mise en place en tant que directeur du département.

J'assurais aussi des cours théoriques : Théories des images en L2 aui avait pour objectif de donner aux étudiants des outils pour penser l'image et différencier ses diverses manifestations : un selfie et une photo autobiographique de Nan Goldin n'ont pas même statut, par exemple. Des cadres théoriques sont proposés, avec des notions de sémiotique (Peirce, Eco), de linguistique (la fonction poétique chez Jakobson), des emprunts à l'interprétation des rêves de Freud (déplacement et condensation)...

Dans les séminaires de Master, j'ai tenté de poursuivre cet équipement théorique pour donner aux étudiants les moyens de penser leur pratique, en s'appuyant sur des textes mais en prenant garde aussi à ce que leur réflexion ne soit pas plaquée, et prenant le dessus sur leur démarche plastique, ne réduise cette dernière à n'être plus que l'illustration de propos préconçus.

L'atelier de pratique pour les étudiants de Master 1 que j'ai eu le plaisir d'animer avec d"autres collègues (historien de l'art comme Bertrand Clavez ou artiste comme John Cornu) partait d’un inventaire par les étudiants de leurs moyens d’expression, pour qu'ils se fixent des « règles du jeu », et mettre en route une démarche artistique de manière systématique (ce qui ne veut pas dire mécanique). Nous leur demandions en parallèle d'écrire des textes en relation plus ou moins directe avec leur pratique (journal d'atelier, description d’œuvres, notes de lectures).

En plus de la direction de 5 ou 6 mémoires de master chaque année, selon la méthodologie que je propose aussi à mes doctorants, j'assurais un séminaire d'initiation à la recherche pour les aider à problématiser leur démarche artistique et à en dégager les enjeux et, pour les aider à tenter une synthèse de leurs premières réflexions, je les soumettais à l’exercice difficile du « poster » scientifique qui permet de cartographier une démarche et la réflexion qui l’accompagne, sans fixer prématurément une formulation linéaire de la pensée. Je donnais aussi un séminaire thématique "Clair-Obscur", interrogation réflexive sur leur propre pratique, visant à leur faire définir des notions de manière plus rigoureuse, à leur montrer des mises en perspectives plus vastes et à augmenter leur culture générale.

J'ai aussi assuré des cours magistraux d'amphi pour l'UEP transdisciplinaire, Psychanalyse et création, proposée par notre groupe de recherche transdisciplinaire Kairos, sur les processus créateurs, sur l'inconscient et la création, sur les critères de la réussite ou du ratage en art... et aussi, avec deux autres collègues, des cours donnés en langue anglaise, Art today, à l'intention des étudiants internationaux en mobilité mais aussi pour rendre nos étudiants français plus familier avec une communication anglophone;

Anciennement formateur (IUFM et Paris 8) pour la préparation au CAPES pendant plus de dix ans, j'ai, pendant mes trois premières années à Rennes, aussi donné des cours de préparation à la leçon de l'agrégation d'arts plastiques, exercice stimulant qui oblige à établir des liens entre l'analyse d’œuvres, la réflexion théorique et la pratique pédagogique.

Enfin, après des expériences plus ou moins ponctuelles, j'ai systématisé des ateliers d'écriture débouchant sur un projet d'édition qui est maintenant intégré au cursus de L1 au titre du "renforcement". En effet, la détresse en écriture de nos étudiants nécessite une remédiation. Ces ateliers fonctionnant sur les mêmes principes que nos ateliers de création plastique, ils ont pour but de faire découvrir le plaisir d'écrire, au moyen de règles du jeu avant d'être en mesure, dans un deuxième temps, de se resserrer aussi sur des contraintes d'écriture plus académique.

A l'international, j'ai été professeur invité dans plusieurs universités: Dublin (Irlande), Iasi (Roumanie), Séoul (Corée du Sud), Sfax (Tunisie)

Publications

- Ouvrages individuels

2012 Décoder le réel – Dialogue, Pierre Malifaud et Ivan Toulouse, préface de Claude Hagège, postface Hervé Barreau, Paris, L’Harmattan, Eurêka & Cie (235 p.).

2012 Clair-Obscur – Essai sur la pensée créatrice, Ivan Toulouse, Paris, L’Harmattan, Eurêka & Cie (363 p.).

2012 Théories de la pratique – Ce qu’en disent les artistes, 10 interviews d'artistes conduites et retranscrites par Ivan Toulouse, Paris, L’Harmattan, Eurêka & Cie (295 p. + DVD de 5 entretiens avec Miguel Angel Molina).

- Direction d'ouvrages

2008 Eurêka, le moment de l’invention - Une rencontre entre art et sciences. Paris, L’Harmattan, co-direction avec D. Danétis (310 p.) et article « A propos d'un tabeau de Foujino : une mésaventure restauratoire », (11 p.).

2012 Technique et création, direction collectif, Paris, L’Harmattan, Eurêka & Cie (331 p.) et article « Procédures traditionnelles de la sculpture (taille, modelage, assemblage) », (19p.)

- Ouvrages collectifs

1996 « Quelle est la nature du savoir en arts plastiques ? » Dans Critique et enseignement artistique. (Paris 8), sous la direction de Pascal Bonafoux et Daniel Danétis, Paris, L’Harmattan.

1997 « Pour une pratique personnelle des étudiants d’arts plastiques », dans La pratique, sous la direction de Jacques Sato, Presses Universitaires de Rennes.

1999 « La question du sensible et la posture de l’art », dans Les frontières esthétiques de l’art, sous la direction de Christine Buci-Glücksmann, Paris, L’Harmattan (Art8).

2004 « La recherche : entre instauration et réception » dans Pratiques artistiques et pratiques de recherche, sous la direction de Daniel Danétis, Université Paris8 – UFR Arts.

2018 « How do they do it ? : THE IMPORTANCE OF BEING… eArNe(ARTI)ST », chapitre (40 p. en anglais) in The creative process, direction Todd Lubart, New York, Palgrave/Macmillan.n.

« À la recherche… de la recherche », in De l'atelier au labo – Inventer la recherche en art et en design, direction Catherine Chomarat-Ruiz, Paris, Hermann.

 

- Articles

dans revues internationales à comité de lecture

2003 « Paul Foujino, un peintre japonais à Paris (1953-1982) », article (19 p.) publié en japonais dans Nichifutsu Bunka, Revue de collaboration Franco-japonaise, N° 68, reprenant une conférence donnée l'année précédente à Tokyo, Maison Franco-japonaise.

2016 À la recherche de la recherche, dans la revue Epistémocritique, Québec, (sortie prévue).

dans revue nationale à comité de lecture

2002 "Être contemporain ?" (article pour la revue Encrages, automne).

2017 "Duchamp et création", dans Wikicréation, UMR « Actes », Paris 1.

- Conférences, congrès et colloques

2014 "Méthodologie de la recherche en arts", (sept.), Conférence pour le Labex « Mer » (Brest).

2014 "Sur le motif : dessiner c'est voir", (oct.), Conférence-présentation du film, A l'ouest, réalisé à partir de dessins de voyage dans l’ouest étatsunien, JE Kairos,  Corps et création, Rennes 2.

2015 Conférence à l'Institute of Art Design and Technology de Dublin, « Research in art » (janv.)

Communication au colloque « De l'atelier au labo » sur « L'articulation de la recherche en art et de la création », Valenciennes (avril).

Conférence à Université Georges Enescu (Iasi, Roumanie) « Research in art » (mai).

2016 Communication « Les thèses en arts plastiques et la recherche-création », au colloque RESCAM, Toulouse (oct.).

2017 Participation comme modérateur au colloque Art and the environment in Britain 1700 to today, (Rennes 2, mars).

Conférence, University of Seoul : Success ou failure in art, the example of Picasso (juin)

Conférence, Jungnan art center, Seoul : The creatice process, the Marcel Duchamp case (juin)

- Traductions

2013 Traduction de l’anglais pour L'art de répéter (Rennes, P.U.R., 2014).

- Commissariats et catalogues

1999 Paul Foujino – Rétrospective, Commissariat d'une exposition de plus de cent œuvres de l'artiste (peinture, papiers collés, dont de très grands formats, maquettes d'architecture), Ministère de l’Économie et des Finances, Bercy, Paris ; Inauguration en présence de M. Matsuura, ambassadeur du Japon.

2002 La Sagesse (catalogue d’exposition collective, Grande Arche de la Défense, Paris).

2004 Conception et réalisation de deux sites internet :

Paul Foujino www.art-foujino.info

L’art après Matisse www.art-apres-matisse.info

2007 Paul Foujino, un geste d’artiste – de la peinture à l’architecture - Commissariat et catalogue d’exposition, Médiathèque Fontenay-aux-Roses.

2010 Théories de la pratique, (des œuvres de Léo Delarue, Gwen Rouvillois, Samuel Aligand, Chritian Barani et Patrick Hébrard), Commissariat de l'exposition, galerie Art et Essai, Rennes 2.

- Textes critiques (publiés)

1994 Après la guerre, Texte accompagnant un coffret de lithos de James Sullavan, Edition Post & Salamon, Brussum (Pays-Bas) .

2000 Nigel Robinson, un peintre anglais, Texte pour le catalogue virtuel de l’artiste.

2003 Olivier Long – Tableaux d’une exposition ? Texte et commissariat de l’exposition de l’artiste organisée dans mon atelier.

2005 Paul Foujino, Dessins (1953-1982), livre publié par l’Association des amis de Paul Foujino (Présidée par Paul Chemetov) et texte : « Jour après jour ».

- Textes autopoïétiques (publiés)

1994 Œdipe ou Voir en peinture, Bold Verlag (Aachen), Texte accompagnant un coffret de gravures personnelles.

1997 Noël 1997 à Saint Séverin, Présentation d’une installation d’OrneMental (Sponsorisée par les magasins Tati).

- Publications pédagogiques

1998 Tiens bien le pinceau, j’enlève l’échelle, un guide méthodologique pour les étudiants de maîtrise en arts plastiques, Paris 8.

Production personnelle, Cours de préparation à l’Agrégation interne, C.N.E.D

Autres informations

Créations et expositions

1982 - Palme d’Or du Court-métrage au Festival de Cannes pour un film-portrait de Picasso, Je sais que j’ai tort mais demandez à mes copains ils disent la même chose (9mn 27 s), réalisé avec Pierre Lévy.

1985 - Novembre à Vitry.

Depuis 1985 et sans interruption chaque année, jusqu'à aujourd'hui :

- Expositions personnelles à l’atelier une (ou deux) fois par an dans le cadre des « ateliers portes ouvertes » du 14ème arrondissement, Paris.

1988 - ABCD (chez Claude Mollard).

1990 - Faltenbilder (peintures pliées), exposition personnelle au Liberales Zentrum, Karlsruhe, Allemagne.

- Pour François-Charles-Joseph-Napoléon, Roi de Rome, l’histoire d’Œdipe, Roi de Thèbes – Un cabinet de peinture pour l’éducation d’un prince (exposition personnelle), Palais du Roi de Rome, Rambouillet.

1991 - König Ödipus (exposition personnelle), Galerie Kaleisoskop, Mannheim, Allemagne.

1992 - Voir en peinture (exposition de soutenance de thèse à l’atelier et chez mes voisins (40, rue Boissonade, Paris).

- Oedipus Rex (exposition personnelle), Stadsshouwburg, Herleen et Galerie Signe, Maastricht, Pays-

Bas.

- Œdipe Tyran (exposition personnelle), Médiathèque Max-Pol Fouchet, Givors.

1994 - Le sexe des Anges (exposition personnelle) Galerie Signe, Aix-la-Chapelle, Allemagne.

- Lineart, Gand, Belgique.

1995 - SIAC, Strasbourg.

- Lineart, Gand, Belgique.

1996 - Der Panther (Hommage à Rainer Maria Rilke), Galerie Post & Salamon, Brunssum et dans la ville de Maastricht, Pays-Bas, puis à Berlin, Cracovie et Bratislava.

- Art 96, Strasbourg.

- Lineart, Gand, Belgique.

- Art Multiple, Düsseldorf, Allemagne.

1997 - SAGA, Paris.

- Annonciations (exposition personnelle), Atelier Gustave, Paris.

- Installation à l’église Saint Séverin, Paris, (sponsorisée par les magasin Tati).

1998 - Lineart, Gand, Belgique.

- Paroles et silences (exposition personnelle), La Varenne Saint-Hilaire.

2002 - Sagesse (exposition collective), Grande Arche de la Défense.

2003 - Sagesse, Bangkok, Thaïlande.

2007 - Morceau de réception (exposition personnelle pour la soutenance de l'HDR) ; INHA, Paris.

2013 - Paradis retrouvé (exposition personnelle), Espace M (Université Rennes 2)

- Paradis retrouvé (exposition personnelle), Galerie de l’ESPE de Bretagne à Vannes

http://www.youtube.com/watch?v=vVaPrxxjvFk

depuis 2013

- Réalise des films sans caméra à partir de dessins de voyages:

A L'OUEST https://vimeo.com/231673801

ANDALUCIA https://vimeo.com/192315352

ISLANDE été 2015 https://vimeo.com/175122285

NORTH-WEST AMERICA https://vimeo.com/269842777

- Récitations poétiques (groupe « Trois voix »), 7 concerts-récitals à ce jour.

depuis 2017

- performance poétique, théâtrale, graphique et musicale, Ineffable La Fontaine avec la contrebassiste et comédienne Anne Gouraud        https://www.youtube.com/watch?v=nmPlG3-FvRM

depuis 2018

- comédien dans la compagnie El Vaiven, finaliste du concours de mise en scène du Théâtre 13 à Paris, avec le spectacle Mon fils marche juste un peu plus lentement (direction Juan Miranda, 24 dates à la "Manufacture des Abbesses mars-avril 2020)

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